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---L'Equitation --

 

        Là comme ailleurs, se sont les circonstances qui ont fait que j'ai monté à cheval. J'avais déjà eu quelques contacts avec les chevaux en montant en balade, une fois ou deux entre  copains, dont une mémorable, à Reims, où on avait convenu que celui qui tombait payait la  tournée générale au champagne !!!


Petit galop dans le pré en contre bas de la maison

Dauphin a tendance à tirer un peu, il a du caractère
 

Seule la peur d'être le pigeon m'a maintenu sur ma monture et je n'avais qu'une seule hâte : que cela s'arrête....... 

 En juillet 1971, je suis convié à aller passer  un an au Tchad,  dans le cadre des accords qui lient la  France à ce pays. 


Echauffement dans la carrière réalisée sur le remblai de l' excavation de la piscine

Retour de promenade le même jour. Les abords du village sont très adaptés à cet exercice
  

  Pour ne pas mourir idiot, il y a intérêt à se trouver de saines  occupations :  les minettes ne courent pas les rues
  et  la concurrence est sévère, vous pouvez me croire ! 
   Je m'inscris au club hippique, je m'achète un  cheval "tout équipé" (selle anglaise de 1920, mors de 1914 ?) et c'est parti. Nous avons la chance d'être formés par des maîtres de manège qui ont fait leurs classes à Saumur : 


Dauphin du Brocard : cheval de selle français né le 10 mai 1991 par Qaim de la Forêt, étalon du Hara de Besançon et Ultimate la Comète. Robe gris rouan.

Par son père, il a hérité des qualités du pur sang arabe: taille relativement modeste, 1,56 m au garrot, mais beaucoup de vivacité.
qualité de l'enseignement garantie,  ferme et virile, des hommes quoi !  Trois mois sans chausser les étriers (pour ceux qui connaissent, assez jouissif au trot allongé), à passer des cavaletti les bras en croix, croisés dans le dos ou en l'air, de quoi former un cavalier et lui donner de l'assiette.

  J'ai ramassé quelques gamelles sévères, j'en avais plein les bottes, mais j'ai décidé que je n'abandonnerais  pas. 

     Plus les choses sont difficiles à acquérir, plus elles prennent de valeur :
monter à cheval  a un peu été mon Himalaya personnel, mais rentré en France, j'ai continué.

    Pendant mes vacances de retour, j'ai passé quinze jours au Club Méditerranée à Pompadour puis je me suis inscrit à l'Etrier Rémois. J'y ai passé mon premier degré, puis étant affecté à Dole dans l'Aviation Civile, je me suis inscrit au club local, la Société des Sports Hippiques Dolois. Là, j'ai fait quelques fêtes hippiques locales en saut d'obstacles, mais j'ai vu que si je voulais continuer à progresser, il était quasiment obligatoire d'avoir un cheval personnel. Ne pouvant assumer cette contrainte financière, j'ai obliqué vers des sports moins onéreux, le tennis et la voile.

     Ayant déjà eu  Kaléo (nom de mon cheval en tchadien, Kaléo = couteau), j'espérais trouver une propriété qui me  permette d'avoir un cheval à nouveau. La décision de vivre à la campagne, dans un environnement adapté  pour le faire, a été un critère majeur dans le choix de ma maison actuelle.
     Il y a six ans que Dauphin partage mon existence, que je le nourris tous les jours, le soigne, m'occupe de lui.

     Certains pourraient penser que c'est une véritable contrainte :  je leur conseillerais vivement de tenter l'expérience, elle offre plus d'enrichissement et de satisfactions que d'aspects négatifs.
 

 

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