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  Vieilles Pierres



 

   Je suis tombé amoureux des vieilles pierres suite aux aléas que nous réserve l'existence. Rien ne m'y prédisposait, sauf peut-être le fait qu'un   professeur de français, quand j'étais à l'EMP Aix, nous avait fait visiter tout ce que la région des Bouches du Rhône et avoisinante pouvait offrir en la matière : Palais des Papes en Avignon, abbaye de Montmajour, les Baux de Provence, les Arènes d'Arles, les Alyscamps, j'en passe et des meilleures.... 

       En 1974, après m'être marié, j'avais fait construire une villa sur les hauteurs de Thise, à côté de Besançon, en prévision de la retraite. Je ne l'ai jamais habitée, étant tenu d'occuper le logement de fonction de chef d'aérodrome de Dole-Tavaux.

            Un jour d'hiver dans les années 82/83, je découvre l' annonce dans la "Croix Jurassienne" d'un petit château à vendre à Saint Pierre sous Vadans, entre Arbois et Mont Sous Vaudrey. Je vais voir par curiosité et je suis charmé par les pierres ocres, la sérénité et le vécu qui émanent du lieu. Hélas, le prix est trop élevé pour moi et je ne peux arriver à concrétiser cet achat.
            Pas grave, me dis-je, il doit bien exister d'autres affaires semblables qui  seront plus à ma portée ! Le virus est pris et commence pour moi une longue quête qui durera 5 ans.
           Finalement, toujours par le biais des petites annonces de "La Croix Jurassienne" devenue  "La Voix du Jura" depuis, j'apprends que la commune de Marigna sur Valouse met à la vente un bien décrit comme un ancien petit château qu'elle s'était approprié à la révolution et qui était utilisé en tant que presbytère depuis 1703. Le descriptif et les conditions d'adjudication figurent en page jointe.
 
La propriété, vue d'avion avec moi aux manettes, peu de temps après son achat. Le toit est cintré, il y a des gouttières et le lilas a envahi la base de tour, montant jusqu'à hauteur de la première fenêtre
       Le 17 septembre 1988, jour de la vente, les clients ne semblent pas se bousculer au portillon : trois générations de Guyot sont présentes, mon père, mon fils David et moi-même. Après le laïus d'usage, le notaire allume les bougies ;  je souscris à la première enchère, personne d'autre ne se manifeste, les bougies se consument assez rapidement, le visage des vendeurs exprime l'incrédulité : vont-ils devoir laisser partir leur bien à la valeur de la mise à prix ? Et bien oui, tout est consumé, au propre comme au figuré et me voilà l'heureux propriétaire d'un gros bébé quasiment à l'état de ruine !!!
      Tout est à refaire : toiture, zinguerie, rejointoiement des pierres de façades,  planchers, électricité. Il faut installer le chauffage, aménager le chemin d'accès et la circulation autour de la maison, nettoyer et replanter les abords : après 12 ans de travaux, je m'y emploie toujours aujourd'hui et j'ai de quoi m'occuper pour quelques années encore.
Réfection de la façade est
      

       Actuellement, j'aménage les deux pièces les plus élevées de la tour qui compte 5 niveaux, la surface de chacun étant de 17 m2 environ.
      Les travaux ont débuté le 5 juin 2001. Ils consistent à remettre en pierres apparentes  la pièce qui sera mon bureau et à enduire de crépi à la chaux à l'ancienne les murs du dernier niveau. Suivront les finitions concernant la cheminée en pierre, les peintures et les tentures.

La tour des Faulquier, vieille de 610 ans, après restauration en 1997.
 
 Photo prise d'un d'hélico en 2000 : état actuel de la maison et de ses abords
Ma maison, vue du chemin de l'ancien moulin sur le Valouson


 Visite virtuelle de l'intérieur de la maison