Vieilles Pierres--L'aviation--La moto--L'équitation--Sports nautiques

 
 
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sur les pages perso de Jean-Louis Guyot
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Je suis né  en 1938, à BAUME LES DAMES, petite ville du Doubs située à  une trentaine de kilomètres au nord est de Besançon. C'est un peu un effet   du hasard, mon père gendarme ayant été affecté là à sa sortie d'école sans motivation particulière. 
 

J'ai 2 ans et demi
Juste avant la guerre......
    Ma mère, institutrice, l'avait suivi et avait obtenu un poste à Esnans où nous résidions, logement de fonction oblige.
Les deux photos ci-contre datent de cette époque. Je suis devant mon père, en marin, à ma gauche ma soeur Lucienne et ma mère est tout à fait à gauche de la photo avec le chapeau à fleurs.
Je pense que ces photos ont été prises juste avant la guerre qui est imminente.

         Les hommes en âge de se battre ont revêtu le costume qui va bien et sont prêts à en découdre avec les conséquences que l'on connaît !
Vers 1942, mon père est affecté à l'ISLE SUR LE DOUBS. Ma mère obtient un poste à Blussans, petit village à au moins trois ou quatre kms de notre domicile. Je voudrais  lui rendre là un hommage mérité : pendant plusieurs années, ne sachant pas se servir d'une bicyclette, elle fait le trajet à pied par tous les temps, qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente.
        Heureusement, de temps en temps, un commerçant ambulant ou un des rares automobilistes de l'époque lui épargne ce long trajet particulièrement éprouvant. C'est l'occupation, avec son cortège de privations, les tickets de rationnement, les alertes au bombardement où nous descendons tous nous  réfugier à la cave et dormons sur de la paille!

        Néanmoins, pour nous, les enfants, la vie continue presque normalement. C'est l'école maternelle d'abord, le primaire ensuite. J'ai la chance de n'avoir aucun problème et même d'être un bon élève. C'est normal...... puisque je suis le fils de l' institutrice disent mes copains  !  En 1945, après la libération, tout va mieux, même si matériellement ce n'est pas l'extase : nous sommes libres.

         Au cours de l'année scolaire 1948/1949, mon père prend une décision qui va être déterminante pour la suite de mon existence. Il a décidé de me mettre aux enfants de troupe.

Dire que je suis enchanté serait trahir la vérité : je ne veux absolument pas y aller .
         Mais à cette époque, on ne discute pas les décisions parentales. De plus, on m'a promis un superbe vélo si je réussis au concours. Je réussis, et même bien, puisque je suis troisième de l'hexagone. A la rentrée d' octobre 49,  j'intègre l'Ecole Militaire Préparatoire d'Aix en Provence, où l'on m'apprend que je passe directement en 5ème à titre expérimental, avec les 24 autres qui ont fait le meilleur score au concours.


Cette même année, ma grand mère maternelle  m'offre le livre de Pierre Closterman, "Le Grand Cirque".
         Ce geste somme toute assez anodin aura lui aussi des conséquences incalculables sur le cours de mon existence . C'est décidé, je veux être pilote de chasse.
          Je quitterais, sans regrets, l'EMP Aix d'une manière peu glorieuse après y avoir passé cinq ans ; avec un copain, nous avions fait le mur pour aller manger une pizza : contre appel, on s'aperçoit de notre absence et la cause est entendue. Le tarif était connu de tous, c'est l'exclusion.

Avec le recul, l'âge et la sagesse qui en découle, je dois reconnaître que mon passage dans cet établissement a été positif à plus d'un titre : excellente qualité de l'enseignement (meilleurs résultats de l'académie d'Aix/Marseille et encore de nos jours), incitation au goût du sport, au sens de la responsabilité etc, etc....

          Rentré à la maison, pour me punir, mon père veut m'envoyer travailler à l'usine  (Peugeot n'est pas loin !). Heureusement, ma mère intercède et je continue mes études dans un lycée mixte (c'était rare à l'époque), le lycée Pasteur à Arbois où le grand Pasteur lui même a fait une partie de ses humanités. Quel changement après les enfants de troupe !
           En 1956, année du premier bac, deux élèves officiers de Salon de Provence viennent nous faire de la retape pour l'armée de l'air. Je récupère un maximum de doc et je m'aperçois qu'avec le premier BAC, on est recruté sur titre et on peut devenir pilote de chasse après épreuves sportives, tests psychotechniques et visite médicale.
           Si je réussis mon examen, c'est le parcours que je rêve de faire..........L'homme propose et Dieu dispose......

Si vous êtes intéressés, la suite, c'est dans l'Aviation
 

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